jeudi 23 janvier 2020

L'œuvre est au noir, Marguerite s'étiole sur la véranda. Jacques a dit: Imagine trois scénarios qui rient. Margaux chante son spaghetto à Isabelle en stéréo. Les regards de l'invisible fantasment devant l'absurdité d'une introduction sans filet. 
Le pire souffle en premier sous l'empire des catastrophes à venir, le silence du manitou se concerte avec le vent des strophes qui s'effiloche sur le dôme des savants sans savoir. La terreur avance sans vers mais contre tous, tout près du sablier tout plein à rabord que personne ne retourne.
Voilà!, la nuit est tombée, la lune est cachée, je suis encore sous l'escalier.
C'est ma niche, mon refuge.
Le monde est fou et ce n'est pas une nouvelle. Je soliloque pour mes yeux de l' invisible du silencieux qui aime mon ami confetti.

samedi 2 novembre 2019

"Trois oiseaux argentés au jardin d'éternité"

De la rue désertée des joies de l'armistice,
Déambule en vers l'ombre de l'artifice.
Le cœur fendu  de la flèche tombe sur la rosace,
Le coq au cou dans l'aile chante devant sa glace.
Les feuilles mortes ne s'amassent plus en pelles guillerettes
La belle lurette s'arrête en rime sardine
Sur sa Bretonne Beurette.
Tartine et tartiflette,
Ça sonne.
Entourloupe et salopette,
Ça tonne.
Gaudriole et vitriol,
J'arrête.
J'ai laissé passer tant de trains sur mes rails à jouets,
Vibrants du violon vouloir, sans le vouloir en vrai.
Dès l'enfance aux mots d'amour dans mon cartable,
Glissés par les garçons du fond du car,
À ma danse pieds nus remarquée par la star.
Le premier chagrin en l'air d'un" faut pas pleurer comme ça"
Achevé sur les sanglots d'un dos sans là.
Le feuilleté arrière de l'entrain s'achève en instinct bavard.
Laissez-passer en poche, je suis toujours au pied du phare.
Mes pensées Solex vagabond snobent toujours celles des Rolex
Loin du train- train quotidien, je m'échappe vers l'horizon de vos mains.
L'attente devient Art quand la seconde respire l'air des amants sur le départ.
Fuir l'ennui d'un monde de blas-blas inutiles aux voix imbibées de futiles
Imaginer la vôtre, grave et profonde sortir d'une boîte à ténèbres
Parer d'une barbe de zèbre au QI frisant le délit.
Initier aux plaisirs interdits en jeux de mots
Bolide hors circuit des règles du beau.
J'm'arrête.
Saperlipopette et salopette
J'arrête!
En gravant:
Encore.


lundi 28 octobre 2019



Extrait huile sur toile"monde voilé"


Je me jette à l'eau sans filet en nage
La fenêtre ouverte,
Un petit vent frais me donne du courage.
Le rêve de ma nuit est encore dans ma tête,
Un train part sans moi.
Sans regret, je le vois s'enfuir comme un lâche.
Une taverne rouge. Une image  ancrée dans un décor de montagne.
L'ambiance est grasse. Une lumière obscure laisse percevoir des âmes révoltées.
Mon sang à l'envers, je me réveille.
Il est là, ce matin, mon petit muse eau qui me guide au flair.
Le parfum Dior de l'homme, s'évapore des draps froissés de la nuit.
L'âme féminine voile le secret du silence en or.
Elle couve le discret de son théâtre Nô, loin des mirages de port en port.
Nô! Oh! quelle histoire! Quel dégât!
Si loin du petit bouton de rose sacré arraché par certains sans grand débat.
La racine vermoulue du mâle pourrit l'arbre qui voile la forêt.
Le pardon arrivera-t-il à temps pour apaiser les passions?
J'attends le prochain train sur la grève iodée du jour sans fin,
Loin des wagons plombés d'hier,
Quai numéro cinq,
Tu reconnaîtras mon parfum.

jeudi 24 octobre 2019

Imaginaire contre ennui

Sans lui ma vie serait depuis longtemps finie
Aujourd'hui je l'observe derrière la glace teintée de l'enfance
Assis près de moi sur le tabouret sans bouger
J'ai compris qu'avec lui je devais jouer
Je devais rire sans bruit m'envoler sans cri
Il m'a appris à rêver toute éveillée
Il m'a donné  le passeport pour rejoindre tous les aéroports
Il m'a donné les clés pour décoller de partout sans effort
Grâce à lui plus de tâches sur le tapis mais des chameaux rigolo à dos de vélo
Avec lui tout était permis sur ma toile de Jouy
Du karaoké à percer les tympans sans voisin mécontent
Aux hirondelles en pédalo buvant des menthes à l'eau

Et puis, j'ai grandi le tabouret aussi
Derrière le bar les filles à hauts talons rencontraient des mollusques à lunettes
Le métro sentait la ciboulette
Les crapauds se frottaient le dos avec mon Obao
Parfois j'ai rencontré son frère ennemi comme Flaubert le décrit
Parfois j'ai voulu le tromper comme Emma avec fracas.
Aujourd'hui j'ai envie de le trahir sans remord
J'ai envie de l'abandonner sur le port
Grâce à toi
Je vois son féminin en nuit
Je croise ton regard
Je trinque son nom dans le noir
Je dis Yermât à mon ennui.


vendredi 11 octobre 2019




Extrait huile sur toile 100x100 "Souvenirs d'Egypte"

Ce mot

Un mot, juste un mot,
Un mot oublié du dictionnaire du jamais dit,
Un mot du tréfonds, un mot crève plafond.
Un mot qui roule, un mot qui coule, un mot qui sent bon.
Un mot qui donne du plaisir, pas qui fait plaisir.
Un mot du désir, sans baiser ni vampire.
Un mot juste, juste un mot.
Pas trop naïf, pas trop osé.
Un mot qui fait rire mais pas trop.
Un mot baume, qui soigne tout.
Sans effet secondaire,
Sans vouloir trop en faire.
Tout, trop. Trop, tout.
Un mot qui perce le cœur sans lance.
Un mot qui danse en transe.
Un mot sexy mais pas trop.
Un mot fendu en résille.
Un mot nectar qui pétille.
Un mot du jamais entendu sans sous
Jamais murmuré, jamais chuchoté
À l'oreille d'aucun oreiller.
Un mot qui joue 
Un mot qui jouit
Un mot qui meurt
Un mot qui vit.
Un mot venté sur le fil à s'étendre
Un mot séché au soleil du tendre.
Un mot qui glisse sans ripper
Un mot qui grimpe en rideaux sans biaiser
Un mot d'extase
Un mot vrai qui dit tout sans un mot
Un mot qui crie sans l'écrit 
Un jour viendra
Je dirai
Ce mot là.








mardi 8 octobre 2019







Cœur en jachère


De la promenade aérée d'un passé simple en laisse 
Sur l' île cachée d'un vieux caracolâmes en âmes
L'oison vînt se coller sur l'épaule d'un conte d'ex.
L'oreiller pailleté en poussières d'or décomposées
Embaumait l'amère des théières fêlées.

Le chemin arrière du verbe sème le doute
Le doute donne des pousses
La ciguë s'insinue
Le chiendent pousse
Le pissenlit quant à lui reste au lit.
Ce matin là, décoré du poisson mort évanoui,
Sous sa toison d'or, le loup dort encore.
La peur récidive,
Le courage s'amenuise,
L'éclair se cache,
Le tonnerre se crapahute,
L'arc-en-ciel s'éclipse.

La vieille fanée en retraite, reste en maison abandonnée.
La chienne âgée en chenil, se trouve adoptée.
De paradoxes pullulants  en émotions percussions
D'un monde terne d'absurdités se jouant en perditions
De l'eau ! de l'air ! et puis tant pis
À corps perdu m'envoyer en épistolaire.
En vies de nouvelles, sans  mot vulgaire.
En nuit sous bulles, même éphémères.
Sous ans  temps du composé
Sous œillets sans soucis évanouies,
Sur jachère finie, 
Sur chiendent parti,
Rossini pétille.



vendredi 20 septembre 2019




Extrait huile sur toile

Ses fautes d'orthographe géantes comme des tours jumelles,
S'écroulent sur sa corolle d'harmonie d'hier.
Son délicieux supplice d'être encore en vie
 Se fond sur glace plombière.
Le décor insolite de l'escalier de sa vie
S'ouvre à l'horizon mégalithe 
D'un " l'a la " comprise.
Ce matin,  elle grappille encore
 Les instants du  silence magie
Loin du rang de l'enceinte des morts,
Sa valse en Strauss est toujours là.
Brassens en 22 septembre se déchausse
 Face à l' église peinte par Vincent l'envoûté.
Tourne dans sa tête, tourne, tourne, sur parquet ciré
Vie échappée, vision parachute de voile brodé
Couronne d'oranger sous cloche 
Formol  en veines invisibles
Piège de calvaire pour débutante aveugle.
Inutile besoin de chute en amitié possible
Il l'a comprise
Sang du frère méprisant sans surprise.
Vous m'avez comprise et j'ai compris.
Il :"l'a la" comprise
La faute note d'un la la comprise
 Gratuite et sans Prix.






mercredi 18 septembre 2019









Kenavo


Au cœur du silence infernal de la colline endormie,
Parmi les sarcophages d'une nécropole assoupie,
Une fée maraboutée jaillie, 
Du crâne édenté de la Baba Yaga rajeunie.
Sa soif d'ailleurs asséchée la tiraille.
Sa gorge serrée l'accompagne.
Sa corde suspendue sans vie
à la vis du vitrail en campagne
Se dévisse.
Imagine sa Livie drapée de modestie 
Scrutant les traces
Pour elle abandonnées 
Par un Ulysse mystère
 De Province Trévise. 
Imagine sa jument, son faucon
Son vert feu grondant du roulement de sa boule stoppée
Près des deux chemins
à l'orée d'un livre en poésies
écorné par sa main
sur le tapis bleu  d'un cœur inconnu
sans clémentine ni romarin assassin
La montagne muses sans map's l'attire
Au lieu sacré où tout l'utile devient laid
Théophile l'hélant sur balai
Au Parnassien en débauche
agitant sa grenouille anesthésiée
loin des tribuns sans fauche
Fac et Spere
Rossini en cocktail
sur mesure pétillante
devant l'artifice du feu
couve sa chute traduite
d'un 
Au revoir
en 
Kenavo.









mercredi 27 mars 2019



                                                              Trois huiles sur bois

Des mots du silence
Tonnent les artifices du ciel
De dents dures en sentences affligées
Des parjures accusés de fautes en innocence
Lèsent en retour les intelligences superficielles
Tombées du four en indigences réelles.
Les mots du mâtin tâtent le parpaing
Des vieux câlins du rapace assassin
Sommeil illusoire sur le rasoir
Souillant le buisson du néant
Le cloporte ardent sonne aux clochers
Le vieux glas des maraîchers
ânes bâtés de nos vieux jours périmés
Où sont vos cœurs asséchés
Germant nos hivers à l'envers
Sur les étés de notre passé?
L'homme en armure
Rase les murs
Au son des murmures en transe
Entre voyeurs et exhibitions
Nos intimités se dansent en perdition
et se meurent à l'unisson.
Ninaïe


dimanche 10 mars 2019






  Extrait huile sur bois

Corsage serré entre ciel et terre
Ouvreur du cortège d'un souvenir en poche
Intuitions délavées en larmes de chaire
Encres séchées sur son de cloches.
Impression sur ans sans éclat
Mosaïque de chèvre en violoncelle
Explosée sur le désordre informel
Des monts d'un cœur à plat.
Courage du dire « Non » avant le trop tard.
Même si les regards se détournent sur les trottoirs
Même si le chameau blatère sur le parterre
Courage d'oublier l'inutile du regard en phare
De éphémère amour futile
Débarbouillé  d'inutile
Sur l'esplanade où l'escapade du brouteur de mou
S'évade vers l' horizon du morbide
Où le silence insipide du vieux  bouilleur de cru,
Sonne le glas du sordide.
Raideurs d'artifices en pilules mortelles
Sur l'autel des vierges sans aile.
Rêve du jardin inondé de l'Eden
De détritus en cheveux souillés
De tip en tifs préservés d'Inde en chevelures perdues
Pour calvities occidentales charmantes en serpent
Le tombé des dalles en succursales
Tombes tombes sur la dalle......
Ninaïe
10.03.2019 
09:15


lundi 11 février 2019



Elle se taisait, depuis si longtemps.
Je l'imaginais en voyages pour l'éternité.
Là, où les âmes la reconnaissent dans la nuitée.
Je la sentais parfois dans une tour de pierres suintantes,
En attente d'une charrette pour flammes ardentes.
Sur le fil blanc des enfants à dos de chameau,
Je la voyais tournoyant sur la glace des délices,
Avec son parapluie blanc, couleur de pain d'épices.
Je l'effleurais parfois sur une écume océan.
Je la jouais perchée sur chat ronronnant,
Explosant ses bulles de savon avec un marmiton.
La trinité passée, Mironton,
J'étais plus que certaine.
Mirontaine.
Ne plus la revoir jamais. 
Jamais. Plus Jamais.
Même si parfois un regret d'elle me venait
Quand si belle, elle se glissait sous ma palette.
Mon pinceau frémissait dès qu'il pensait la reconnaître.
Je pensais qu'elle était partie 
Qu'entre elle et moi 
Tout était fini
Pour toujours
Comme un vrai désamour.
Elle est revenue pourtant
Sans heure 
Elle se taisait,
 C'est tout
Douleur.

Ninaïe

vendredi 1 février 2019


                                                     huile sur toile (retouche noir et blanc)

Ton Abandon vaut million...

Nul besoin de prison,
Pour connaître l'abandon.
Ce sentiment obscur,
Qui traverse l'horizon.

Quand la vie part à vau-l'eau,
Sur les images pures,
D'un tour sans rideau.
Le dessous du serment suppure,
De crinolines en cruautés.

L'Absence.

Les chants du néant 
De l'enfant qui pense
Brûlent ses images cristallines
D'un collé du doigt 
Sur sa page blanche.

Absence.

Elle s'est fâchée hier soir.
Ses vagues pour géant
Déchiraient sa tête noire
Ses illusions perdues du temps
De sa nudité toute cru d' ivoire.
Tempête de nuit sans lune
Sang d' étoile et sans rime
Du couple infernal en tristesse.
Déchirure pour musique en laisse
Silence au titre qui transperce
Son gros chagrin tombé du toit
Écrasé d'un coup lourd sur la terrasse
Dans sa rue sombre
Ses ombres l'effacent.

Abandon.

L'enfant sent le bois qui tourne
Au cloître qui trépasse
La tourière au goitre le charge
Tel un colis de guerre
Rien dans la marge
ça passe ou ça casse
Sept ans déjà!
La guerre est là.
L'enfer protecteur
Sa mère souvenir
Des parfums du hareng
Force du landau bien faisant
Sur un chemin faisant harassant
S'envole rejoindre l'océan
Des marins haletants en dérive vers les néants.

Camille ton abandon vaut million
Point de suspension 

Ninaïe




lundi 28 janvier 2019


"la télé de la mer"


Récupérations

Le silence de Beethoven m'accompagne
De récupérations, en récupérations
De tva, en eau de pluie.
D'amour perdu, en enfants à l'école aussi.
De données personnelles, en points de circulation.
De temps de travail, en politique.
D'objet perdu, en artistique.
On peut tout récupérer.
De la santé, à la chaleur.
Du beurre, au goût des saveurs,
Même ta sœur qui t'attend, à l'heure
 Près du percolateur.
Tout, tout est récupérable.
Tout!
Sauf la Mort et Moi.
« L'idée de surréalisme tend simplement 
à la récupération totale 
de notre force psychique »
« Je demande pour ma part 
à être conduit au cimetière 
dans une voiture de déménagement »
André Breton en deux citations.
Une récupération personnelle
 D'un post-scriptum pour post mortem
Qui me va comme un gant.

Ninaïe

dimanche 27 janvier 2019



extrait  huile sur toile en cours


Cœur d'artichaut

Cœur d'artichaut haletant,
Buveur d'élixir de terre.
Fleur mauve du souvenir éclos,
Ombres sur choix,
D'une caverne en proses.
Peines éphémères.
Décor d'allégorie aveugle et sourde.
Humaines sombres misères,
Suintantes des zestes d'osmose.
De mots en mots injustes et sévères,
De sœurs acides en pieuvres amères,
Embarquement immédiat,
Vers les parois taguées d'hier,
Où le graffiti soupire.
Décor d' instants purs et palpables,
Où l' Aïon  s'oppose à Chronos.
Vision du Superman en haillon,
Rongeur de  freins
Implorant sa suicidaire Sophia
En devin escaladeur
De son balcon assassin.
Le Batin du matin, 
Coffreur caché de l'ennui
Du violoncelle jailli la vie
Mais du Zahir envahissant
Se meurt tout simplement
Le cœur d'artichaut haletant
Dans l'attente d'une autre vie.

Ninaïe

mercredi 23 janvier 2019

       
Extrait huile sur toile


L'ami confetti

Un ami confetti, c'est plus qu'un ami.
Il se pose sur ton cil quand tu rêves la nuit.
Un ami confetti, c'est une perle de pluie,
Tatouée sur ta main par l'encre d'un marin.
Il t'embarque en notes salées au matin
Vers celles qui criblent au peigne fin
Tous tes vieux chasseurs de chagrins.
Il te joue des mandibules à pêcher,
Qu'il mixe avec ses globules à rimer.
Ses absinthes virgules défilent
Mouillées d'un doux crachin.
Ses rimes en "ulle" qu'il coince,
Secrètement dans ton grille pain.
Un ami confetti te fait renaître
Des mille parfums de landes et de dunes
De myrrhes anciennes en ambres de maîtres
D'atterrissage sauvage sur cratères lune.
Comme un flocon léger qui ne dit rien.
Comme une peluche chevelue qui comprend tout.
Sur ta toile tissée de cercles d'allumés
T'as mis des bulles de peintres et de musiciens.
Des bulles de poètes et d'écrivains.
Des bulles d'Inde en œillet d'Italie.
Des bulles de partout aussi.
Excepté celui du "perlimpimpin" pays
Où habite ton ami confetti.

   Ninaïe

samedi 19 janvier 2019




Sans queue, ni tête?

La catapulte m'envole
Loin du tumulte
Les oies sauvages me surveillent de œil
La corde du violoncelle
A lâché mon cœur
Je traverse l'arc-en-ciel
Mes cheveux en plumes mouillées
Palpent l'espace des antennes
D'où tonne des éclairs parfumés.
Les herbes folles font des étincelles
Sur les rhizomes endormis
Ça sent la barbe à papa et la praline.
Même pas peur!
Menteuse! Me cacarde l'Ancienne
Tu joues le jeu sur labyrinthe
Depuis trop longtemps.
Toi, l'oie blanche c'est fini.
On t'attend au Capitole
Il y a urgence ici.
Les Trois Princes 
Ont perdu leurs indices
De leurs cases prison
Ils vont sortir
Suis-les jusqu'au matin
Dès la lune pleine
Tu découvriras le tien
Me siffle la plus jeune
Un bréviaire sous les plumes
J'm'enrhume
Sans queue ni tête?

Ninaïe

jeudi 17 janvier 2019




Extrait huile sur toile


Mot de passe incorrect

Veuillez renseigner votre champ
Le numéro de la voie n'est pas valide
Votre temps d'attente se vide
Féminin ou masculin?
La grammaire cherche son gras maire
Pour quoi faire ?
Le vocabulaire patibulaire
Cherche sa vox populaire
Sacré solitude d'ordi
Le facteur me conseille
« Moi, Daniel Blake »
Chez Eve, je reprends du cake
Le violon ciel vibre à l'heure
Des oreilles de Oh ! ma sœur
Voir son île en friche
Tondue par son caniche
Coincée sur le rocher des délices
Sans rime, j'm'en fiche
La mer monte...
Veuillez renseigner votre champ
Le numéro de la voie n'est pas valide
Mot de passe incorrect

Ninaïe

mardi 15 janvier 2019


extrait huile sur toile

Mon fantôme à moi…


Mon fantôme à moi, a des mains si belles, 
qu’aucun être humain ne peut en posséder 
de telles sur cette terre.
Mon fantôme à moi, a des doigts si longs 
qu’aucune aile de papillons ne peut s’y mesurer.
Si fins, si légers, si fragiles, si dentelés 
quand ils effleurent le piano et son clavier.
Mon fantôme a moi est un roi, un vrai Roi. 
Sans paparazzi ni tralala.
Tel un dauphin majestueux, telle une licorne aussi
Sachant marier l’âme mâle et femelle réunie.
Espadon de mes pensées profondes.
Rimbaud disait : l’amour est à réinventer.
Lui il le fait. Je le sais, je le sens en vrai.
Irréel, il sait plonger en hiver, revenir en arrière.
Parler d'aujourd’hui le lasse.
Mon fantôme à moi,  me parle dans l’espace.
Il m’empêche de dormir aussi
Mon fantôme à moi, m’envahit petit à petit,
Quand je dépéris parmi tant de sordide.
Mon fantôme à moi  me dit  qu’il vit l’enfer,
ses yeux fixés au plafond.
Je ne sais que répondre, moi qui n’ai jamais franchi de Rubicon.
Moi, qui suis sur un barreau d’échelle si bas parmi tant d’abandons.
Mon fantôme à moi, comprend la galère.
Il veut que je parle mais mon cœur reste de pierre.
Mes mots restent coincés sous mon rideau de fer.
Face aux humains, je peux verser des larmes
Mais face à lui sa peine m’alarme.
Mon fantôme à moi, est encore un enfant.
Un petit garçon vachement rigolo.
Qui connaît rudement bien les rudiments
Pour devenir intéressant et obtenir tous les bravos.
Mon fantôme à moi a pleins d’histoires d’amour dans sa poche
Elles sont toutes très belles,
en tout cas elles ne sont jamais moches.
Mon fantôme, dit tout le temps je t’aime.
« Ballade pour un matin »
Ce n’était pas à moi qu’il s’adressait.
Pourtant un matin dans un décalage d’hier,
« j’ai reçu son baiser alors que je dormais encore…. »
C’était un enregistrement d’antan
Glissé par un amour d’avant, sous l’oreiller de mes trente ans.
Un matin d’hier, il m’a dit « Pars » aussi,
Dans ce vieux magasin de meubles tout pourri.
Il était vendeur à la Hi-Fi.
Le son était si fort, j’ai  alors compris 
En ce matin d’hier je suis parti.
Je savais déjà, que ce n’était pas lui.
Mon fantôme à moi Wap! pa! la! pas là!
Mon fantôme à moi, en chair et en os un jour...
 Il reviendra.

Ninaïe 2004

lundi 14 janvier 2019







extrait huile sur toile


Au petit matin le cœur débordant de l'évier
Les Aristochats jouent sur les poubelles
L'air frais du livreur empaillé
Le mystérieux violoncelle
à la barbe taillé boit son café
Prévert compte ses œufs durs
Sur le comptoir du vieux bar
Les petits rats assurent
Les chaussons en tutus du départ
Les rêves s'évaporent
Les chansons s'effacent
La porte s'ouvre sur le grenier
Les cacahuètes grillées
L'avion sans ailes
Le survol du chantier
Les parapluies pliés
Ta main sans elle
Partir loin....
Loin vers le bois vert
Loin vers le repère
Du capitaine crochet
à sa belle qui tricote
Ses chaussettes dans la cocotte
Le chaudron fume
L'andouille grillée exhume
l'absurde idée rigolote
D'un Ulysse sur canapé qui fume
Faut pas te leurrer Pénélope
Le jour se lève
à midi c'est escalope !

Ninaïe


dimanche 13 janvier 2019


Extrait huile sur toile

Je sens dans les airs, le flottement du silence.
Les arbres se plient d'amour, sur le chemin du clavier.
Le clocher a sonné, le coq a chanté.
Je danse.
Dans ma tête, les hirondelles avancent.

Le chat qui dort dehors, se couche à mes pieds.
Ses oreilles sont glacées, je pense.
Le vide s'installe sur le fauteuil.
Il ronronne des mots de rien.
Les verbes tombent comme des feuilles,
Sur le bitume de mes mains.

Je retrouve Glenn sur mon tube du dimanche.
Ses notes m'aspirent vers les géants du néant.
J'ai mal aux ch'nilles comme l'enfance,
Marchant sur le chemin du douanier fatiguant.

Le petit phoque échoué est reparti
Son rhume à la main vers son destin.
Mon café double m'attend au Petit
Saint Michel du matin.
J'ai gommé mes mots d'hier,
Sans doute mais sans honte.
J'ai cliqué supprimer la route.
Pourquoi ? Parce que j'ai envie.
D'autres mots, d'autres choses.
J'ai envie de galettes sans effort
Mon feuilleté se repose
J'ai envie d'un plein du grand Rien
Le vrai luxe, l'or suprême.
 En mode pause.

Ninaïe

dimanche 6 janvier 2019


Extrait huile sur toile


Le noyau de fer palpite encore des rêves de ma nuit.
Je sens son cœur se soulever, sous son torse puissant.
L'abysse est si profond que les Mariannes m'ennuient.
Semblant d'épiderme d'un retour sans prince amant.
Tout était là, sous mes yeux innocents.
Du pont du boxeur, au char de Tiananmen,
De l'antique désordre aux peuples qui se réveillent.
Derrière les sept portes, le Khichdi m'attend.
Près du palais des perles, l'opium se vend.
Le berceau de l'humanité garde son trésor.
Au chaud du Nil, je m'endors encore.
Les ibis royaux voltigent vers le dernier empereur.
Persépolis s'enivre sur interfaces sans face.
Les méandres des fleurs s'enlacent par peur.
Les gouttelettes perlent sur la terrasse.
Jodpur m'inspire et le delta se rapproche.
La Kaaba me dit Bacca et le trou noir m'aspire.
Le vortex de mes pensées salées,
m'offre un laissez-passer
près d'une colonne nouvelle
aux lettres inversées.
Je regarde le jour se lever
Max Richter m'accompagne
Comme elle est belle
Notre petite planète 
Terre, terre Terre!!!!!!

Ninaïe

06/01/2019


mercredi 2 janvier 2019





Vieux pastel

Cette nuit, l'homme de verre 
est venu me sermonner.
Tout comme à Amélie, 
il m'a demandé :
Et ta vie à toi qui va s'en occupée?
Pourquoi résister à ton envie d'écrire?
Elle est si forte, 
N'attends pas les eaux-fortes.
J'ai répondu :
Vos cloportes dans l'escalier me terrorisent.
Les jalouses sorcières à barbe me paralysent.
Les éconduits jaloux dans les conduits aussi.
Il m'a dit:
Glenn Gould ne regarde pas la voile au loin,
Elle s'éloigne, elle s'approche,
Peu importe, l'image est fixe.
Ton instant présent est sans prix.
à cor et à cri
J'me lance dans l'eau du jour qui luit.
Le parapet de nos filets bleus s'entrecroisent
Je danse sur les fils tendus des îles d'Iroise.
Je croise mon ange sur concerto numéro deux.
Je mise sur la marelle aux mots 
des p'tits genoux bleus.
Loin de toutes les mares aux diables.
Je swingue sous nos charpentes en vrac.
Je twiste nos fautes à  facs.
Nos rares ponctuations sont sourdes de sable.
On noce nos vers en l'air
à faire pâlir tous les p'tits Tsars.
Le jour se lève
Pour nous aussi
Champagne !!!

Ninaïe

mardi 1 janvier 2019




Horizon mauve huile sur toile 100x100

À l'heure du laitier,
Loin des paillettes argentées,
Cent casses-cou de nuitées,
En regards fantômes
S'évaporent.

Sans bisou sur canapés,
Au coin de la rue du sentier
à côté de la santé,
Sans feu, ni loi,
Sans tralala,
Au petit matin,
Beethoven frappe
 le bel égrégore
Sur un transistor pas mort.

L'arbre démaquillé éteint,
Du gros rouge qui tache,
Au voile noir soulevé d'un sein
Sur le décor des vitrines contre Apaches
Le soleil se lève enfin.


Deux pigeons aux cœurs battants
Sans artifice sous l'arc aimant
Volent vers un métro absent

Déambule entre eux le Grand Silence
Des plumes froissées
du petit matin  vers la dernière étoile
Du nouveau jour
Qui enchante.

Ninaïe


lundi 31 décembre 2018





Extrait huile sur toile

Entre plombier et pompière


De retour de Chine,
Sur mon tapis volant,
Une rumeur infime,
Fit grincer mes tympans.
D'un bonheur intime
L'heure avait un rhume.

Miracle! 

Dit la pompière.
Cherchant son plombier,
Dans la ruelle noire
D'un désespoir grossier.
Vendre mes calendriers,
à une plombière glacée.

Quelle drôle d'idée !

Au bas des escaliers
L'avatar en retard
Se perd en excuses
Allant de l'échancrure
En chemin faisant
Du guet à paons
En allumettes.
De nouvel an
En oubliettes
Retenu par
Des frères Indiens
Scalpés par les chiens
Au bar de l'ancien.
Reniflant 
 L'air frais 
Du matin.
Le plombier prit sa pompière
par la main.

De mon tapis volant....
Bonne journée de fin d'année les Copains!

Ninaïe
31/12/2018



mardi 11 décembre 2018





Au rayon des croquettes,
j'ai pensé à toi.

En rangeant mon épuisette,
j'ai pensé à toi.

En enfilant mes chaussettes
J'ai pensé à toi.

En mangeant ma chouquette
J'ai pensé à toi.

Au rayon maquillage,
J'ai pensé à toi.
Au rayon lingerie aussi.

à la caisse, j'me casse.
Cassandre est une cassos.
Mal de gorge en soutien
Deux molosses sous les seins
Aphone comme un martien.
Elle ronge son os
C'est pas malin
Apollon?
Aragon?
Dilemme des rats du choix
Diras-tu : Aime 
Une fois?
Ninaïe